J'ai embrassé mon Benvolio hier...Je savais bien que ce craquage arriverait un jour ou l'autre, je savais bien que cette année d'absence ne changerait pas l'affection qui nous lie. J'ai peur de lui avoir fait du mal. Il m'a dit qu'il m'aimait, qu'il m'aimait, qu'il m'aimait...Il ne dois pas m'aimer...Quel intérêt. Quel intérêt d'aimer ce que je ne suis pas. J'veux m'en aller car je veux pas crever. J'ai pas envie de crever. Mourir m'indiffère depuis que j'ai 16 ans, mais j'ai cette peur horrible de crever. Que ma mort soit un instant médiocre. J'ai été attirré un moment par la mort pour une cause, la mort pour des idées comme elle est chantée. Je n'ai pas cette persévérance et suis trop adepte du doute pour me battre pour une cause définie. Je ne sais plus pointer le doigt sur l'incompatibilité à la vie dont je souffre, je ne sais même pas si je souffre d'ailleurs, je suis juste dans un trouble immense dont je n'arrive pas à emmerger, une espèce de léthargie omniprésence, comme un insomniaque. C'est celà, je suis insomnique de la vie.
Je sais de quoi rêver encore pourtant...